Voici comment je génère des idées de posts qui tiennent debout, sans laisser l'IA écrire à ma place.
J’essaie de faire écrire mes posts par l’IA depuis un moment.
Ce n’est pas aussi simple que les gourous LinkedIn le laissent entendre. Tu peux lui coller tes anciens posts en exemple. Lui demander de « copier ton ton ».
Résultat : tu obtiens une version ChatGPT de toi-même, reconnaissable à 500 mètres.
Alors j’ai arrêté de vouloir lui faire écrire à ma place.
Ce que j’ai trouvé à la place : l’utiliser pour générer des structures. Pas des posts finis, des architectures d’idées. Des paradoxes, des problèmes concrets, des exemples, des objections. Tout ce dont j’ai besoin pour écrire moi-même un post qui résonne.
La vraie contrainte
Le problème avec « fais-moi un post LinkedIn », c’est que tu demandes à l’IA de travailler sans matière première. Elle invente. Elle généralise. Elle sonne creux.
La bonne question n’est pas « écris-moi quelque chose ». C’est :
« Voici ma réflexion brute, aide-moi à en extraire la structure. »
Tu lui donnes du matériel : une note, une observation, un article que tu as lu, une leçon apprise cette semaine. Elle identifie le paradoxe central, les problèmes concrets que ça résout, les objections probables, les exemples à exploiter.
Toi, tu écris le post. Elle te donne l’ossature.
Le prompt que j’utilise pour mes idées de posts
Construis petit. Automatise tout. Vis libre.
Theo Cannac
Pourquoi lui coller tes anciens posts ne marche pas
On croit qu’en donnant vingt exemples de son écriture, l’IA va apprendre le style. Elle apprend surtout la surface : la longueur des phrases, les tics de ponctuation, les formules d’accroche. Elle reproduit la forme et rate ce qui faisait la valeur du texte, c’est-à-dire l’expérience qui le motivait.
Le résultat sonne juste pendant deux lignes puis devient creux. Ce n’est pas un problème de modèle, c’est un problème de matière : tu lui as donné des sorties, pas des entrées.
Ce qui marche à la place
Lui donner ce qui vient avant le post, pas le post. Une conversation que tu as eue, une objection qu’un client t’a faite, une décision que tu as prise et regrettée. À partir de matière brute, l’IA structure au lieu d’imiter, et le texte qui sort te ressemble parce qu’il part de toi.
Je m’en sers comme d’un partenaire de réflexion qui pose les questions que je ne me pose pas seul, jamais comme d’un rédacteur.
La limite à connaître
Un texte profond suppose que tu aies pensé quelque chose avant de l’écrire. Aucun outil ne raccourcit cette étape. Ce que l’IA fait bien, c’est t’empêcher de t’arrêter à ta première formulation, celle qui est presque toujours la plus banale. Ce qu’elle ne fera jamais, c’est avoir vécu à ta place.
Pour affiner tes propres prompts : le guide de Anthropic sur l'ingénierie de prompt.
Pour aller plus loin
- Le prompt que j'utilise pour la quantité d'idées : Le prompt pour générer +50 bonnes idées de contenu.
- Et celui qui conteste au lieu de valider : Le Meilleur Prompt de Partenaire de Réflexion.




